ETUDE COMPARATIVE d'ERP


Extraits de la synthèse:

Introduction sur la démarche suivie.

Notre projet est une étude comparative de solutions ERP destinée à Monsieur X. Avant de vous présenter le résultat final de cette étude, nous allons commencer par expliquer notre démarche.
La première étape de ce projet a été la compréhension du problème. On peut considérer cette étape comme étant la plus importante. En effet, si nous ne comprenons pas ou mal le projet, il sera difficile de rendre un résultat satisfaisant au client : bien répondre aux exigences du client, à ses besoins est la première de nos priorités.
Dans cette optique, nous avons donc décidé de contacter le client avant de se lancer dans des travaux inutiles. Grâce à cette démarche nous avons bien compris et cerné le problème.
L’objectif du projet est donc d’effectuer une étude comparative des ERP à destination des PME/PMI. Il s’adresse à tout type d’entreprise de type commercial (commerce, industrie …). Cette étude devra prendre en compte au moins 4 ERP. Un rapport devra être rendu fin janvier à Monsieur X, maître d’ouvrage. La solution CIEL devra faire partie de l’étude conformément à son souhait. Le maître d’ouvrage attend une vue des différentes fonctionnalités que proposent ces futurs concurrents. L’étude servira de base pour la conception de ses futurs programmes ainsi que ses arguments comparatifs commerciaux.
Après avoir bien cerné la problématique, nous nous sommes donc organisés afin d’être les plus productifs possible.
Tout d’abord, nous avons répartis les groupes et les tâches. Notre chef de projet est Benjamin Fauvel. La première étape a été la rédaction du cahier des charges ainsi que du plan d’assurance qualité (compris dans le premier rapport d'avancement). Lors de ces travaux, nous avons également insisté sur notre communication avec le client. Il a été décidé de lui rendre un rapport hebdomadaire mais surtout de l’impliquer le plus souvent possible dans nos choix afin de rester en concordance avec ses besoins et ses exigences. Le but étant de rendre un rapport le plus exploitable possible pour notre client.
Le cahier des charges réalisé, envoyé puis validé, nous avons ensuite divisé la classe en deux groupes. Un groupe pour sélectionner les ERP à étudier répondant au mieux aux critères répertoriés dans le cahier des charges. L’autre groupe s’est chargé de définir les critères de comparaison permettant de juger de la qualité des ERP. Lors de cette étape, nous avons également anticipé certains problèmes. Le premier était lié au choix des ERP. En effet, ne sachant pas si nous pourrions obtenir des versions d’évaluation ou même la licence pour chaque ERP choisi, nous avons décidé d’en choisir plus que notre besoin initial. L’étude devait comporter au moins 4 ERP. Trouvant ce nombre trop léger, nous avons décidé d’effectuer cette étude sur 7 ERP afin de proposer une étude plus complète. Une seconde liste de 8 ERP existait en cas de problème ou volonté du client d'intégrer un ou plusieurs ERP de cette liste dans l'étude . La première liste d’ERP choisie et les critères de comparaisons ont été envoyés au client pour discussion puis validation avant de commencer l’étude.
Cette étape validée, nous sommes ensuite entrés en phase de tests. Pour cette phase, le groupe a été divisé en groupes de deux personnes. Chaque groupe s’est vu désigné un ERP à tester. La particularité a été le fonctionnement des groupes : les ERP n’ont pas été testé collectivement d’entrée. Chacune des deux personnes du groupe a d’abord travaillé de son côté. Pourquoi ? Ceci dans le but d’augmenter la qualité de l'étude. En effet, un membre du groupe pourrait remarquer un détail que l’autre n’a peut être pas repéré devant l'ampleur de la capacité d'un ERP. De même, pour l'harmonisation des notes de chaque ERP cela semblait indispensable. Les deux membres de chaque groupe ont ensuite mis en relation leurs travaux afin de rendre une étude finale complète pour chaque ERP.
La dernière étape a été la réunification des travaux de tous les groupes, les corrections de fond et de formes puis la rédaction du rapport final.

Notre conclusion sur ces ERP.

L’étude des sept ERP (Ciel, ERP5, Campus, Cegid, Dolibarr, Compière et EBP) s’est révélée très fructueuse pour les raisons qui suivent :
- la gestion de projet ;
- le travail en groupe qui impose une certaine rigueur ;
- l’appréhension de grands logiciels de gestion ;
- l’étude des critères de choix à retenir (certains critères restent standards à toutes les applications).
Tout d’abord, d’un point de vue technique, nous avons pu remarquer que certaines applications, telle que Compière, sont développées sous la forme du modèle MVC (Model View Control) et sa fameuse séparation en couches (données, traitement et interface). Ce découpage en couche présente un avantage non négligeable en matière d’évolution de la solution. A ce sujet, il est à souligner que plusieurs ERP (Compière et Campus) ont été développés de manière orientée objet par l’intermédiaire du langage Java.
Egalement, la possibilité de liaison des données des applications avec des outils de traitements de textes ou de tableurs est sans doute très intéressante pour la portabilité ou le ciblage des informations.
Certains ERP s'adaptent à de nombreux flux d'informations puisqu'ils gèrent des processus métiers plus ou moins communs à n'importe quel secteur d'activité, c'est à dire tout ce qui se rapporte à la gestion commerciale, la gestion des salariés, ou encore la gestion de la comptabilité. D'autres sont bien plus spécifiques (à l'instar de Campus qui s'intéresse plus particulièrement au workflow des entreprises du secteur industriel et à la gestion des stocks et de la traçabilité).
D’un point de vue critique, nous pouvons relever plusieurs axes intéressants sur les ERP. En effet, certains (dont Ciel, EBP, Campus, Cegid) possèdent une interface graphique très agréable et plutôt intuitive. Un autre point relevé est la compatibilité avec d’autres ERP (Compière notamment peut s’imbriquer avec ERP5). Aussi, certains sont peu pratiques à l’installation, comme l’est par exemple ERP5 qui requiert plusieurs paquetages différents installables au bon vouloir de l’utilisateur. Par contre, un critère majeur joue aussi : le prix. C’est pourquoi les logiciels propriétaires ne peuvent concurrencer l’open source (Dolibarr, ERP5 et Compière). Enfin, un autre point relevé intéressant est la boutique en ligne que possèdent entre autres Ciel ou Compière.
Les points plus problématiques sur lesquels Monsieur X peut s’appuyer dans le but de proposer une version plus poussée sont les suivants. Le système d’e-mail automatique (comme celui proposé par Ciel) n’est pas suffisamment élaboré : une fonction aurait pu être prévue pour générer les objets d’e-mail, un début de contenu, l’insertion automatique de l’adresse du destinataire. En ce qui concerne certaines applications, les paramétrages d’interface et de menu sont assez limités (principalement chez Cegid). Autre point majeur, la prise en main de l’ERP : Dolibarr, par exemple, est assez difficile à maîtriser lors des premières approches. Enfin, dans un marché où la concurrence en place est déjà rude et variée, certaines solutions sont encore trop peu fournies et largement perfectibles. Campus en est l’exemple : cet ERP étant récent (première sortie fin 2002) et ses évolutions se faisant petit à petit, il n’est pas encore digne de rivaliser face à des pionniers tels que Ciel ou Cegid.